Ce site utilise des fichiers témoins (cookies). En continuant à naviguer sur ce site, vous acceptez notre utilisation de fichiers témoins. Pour en savoir plus, lisez notre charte de protection de la vie privée.

Résultats de la 4ème enquête BVA-Réhalto sur les arrêts de travail

CP 190618

Pour la 4ème année, REHALTO publie une grande étude sur les arrêts de travail et les plans d’action santé.  Cette étude, réalisée auprès de 305 DRH et 1 504 salariés par l’institut BVA en avril 2018 dresse un état des lieux des arrêts de travail des salariés au cours de l’année écoulée (taux d’absentéisme, raison et durée des arrêts), de leur impact sur l’entreprise et des actions mises en place pour les prévenir.

  • APRES UNE PROGRESSION CONSTANTE SUR LA PERIODE 2014 – 2016, UN TAUX D’ABSENTEISME EN LEGER RECUL EN 2017

38% des salariés ont été arrêtés au moins une fois au cours de l’année 2017. En moyenne, les salariés ont eu 11,6 jours d’arrêts sur cette même année. Cela se traduit par un taux d’absentéisme de 3,2% pour l’année 2017 dans les entreprises de plus de 50 salariés en France. Ce taux est en légère baisse par rapport à la précédente vague : – 0,7 points/2016 (enquête 2017).

  • DES VARIATIONS IMPORTANTES DE CE TAUX AU REGARD DES CATEGORIES DE SALARIES…

Comme déjà observé les années précédentes, ce taux moyen masque une forte hétérogénéité de ce dernier en fonction des catégories de salariés. Les taux d’absentéisme des salariés de 40 à 49 ans (3,9%), des ouvriers (5,2%) et des salariés travaillant dans le secteur de la construction (4,6%) sont les plus élevés. A l’inverse les taux d’absentéisme des moins de 30 ans (2,3%), des cadres (1%) et des salariés des services (2,5%) sont les plus faibles.

  • … ET DU CLIMAT SOCIAL AU SEIN DES ENTREPRISES

Plus encore que les caractéristiques socioprofessionnelles des salariés, le climat social au sein des entreprises a un impact majeur sur les absences des salariés. Ainsi, pour les salariés qui estiment que le climat social au sein de leur entreprise est très bon, le taux d’absentéisme s’établit à 2,6% ; à l’inverse pour ceux qui le jugent très mauvais, ce dernier monte à 5,8%.

 

  • DES SALARIES QUI NE POSENT PAS TOUJOURS D’ARRET DANS DES SITUATIONS LE NECESSITANT

Au-delà des statistiques, cette nouvelle vague du baromètre confirme à nouveau une pratique qui va à l’inverse des idées reçues : face à une difficulté nécessitant un arrêt maladie, 43% des salariés ne posent pas d’arrêts : 34% se rendent à leur travail et 9% préfèrent poser un congé (CP ou RTT). Ces derniers mettent notamment en avant 2 types d’explication : la volonté de ne pas voir leurs revenus baisser et l’importance de leur charge de travail.

  • DES ARRETS PRINCIPALEMENT COURTS ET IMPUTABLES A LA MALADIE

Parmi l’ensemble des arrêts posés, les arrêts courts sont majoritaires : 39% d’arrêts de 1 à 3 jours et 23% d’arrêts de 4 jours à 1 semaine. A l’inverse 31% des arrêts ont une durée d’une semaine à 3 mois et 7% sont des arrêts longs (supérieur à 3 mois).

Les arrêts de type maladie sont largement majoritaires parmi l’ensemble des arrêts déclarés par les salariés (90%). On observe même une forte hausse de ce taux par rapport à la précédente enquête (+8 points).

  • LA CAUSE PROFESSIONNELLE EVOQUEE POUR UN QUART DES ARRETS

25% des salariés ayant connu un arrêt associent cet arrêt à une cause professionnelle que ce soient les tensions liées à l’organisation du travail (15%) ou les difficultés liées aux pratiques managériales (10%). Ce score monte à 59% pour les salariés qui jugent très mauvais le climat social au sein de leur entreprise.

Plus spécifiquement, 6% des salariés ont été arrêtés en 2017 pour un syndrome d’épuisement professionnel (communément appelé « burn out »). Les femmes (8%), les plus jeunes (11% des moins de 30 ans) et ceux qui travaillent en CDD (11%) sont ceux qui ont le plus connu ce type d’arrêt en 2017.

  • LES ARRETS DE TRAVAIL, UN IMPACT NEGATIF SUR L’ORGANISATION DE L’ENTREPRISE

Pour une majorité de DRH, les arrêts de travail ont un impact négatif sur l’organisation de leur entreprise (79%) et sur sa performance économique (59%). Pour autant, Ils sont en difficultés pour en mesurer précisément le coût : moins d’ 1 DRH sur 5 en a une idée précise (17%).

  • DES ARRETS DE TRAVAIL, UN ENJEU IMPORTANT POUR LES SALARIES QUI ONT CONNU UN ARRET LONG

62 % des salariés ayant connu un arrêt long (plus de 3 mois) expriment un besoin d’accompagnement par leur entreprise. 26% de ces derniers attendent davantage d’écoute et de considération de la part de leur supérieur, 19% évoquent un suivi de leur état de santé par leur entreprise et 14% souhaitent bénéficier d’un soutien psychologique.

  • LE TELETRAVAIL, UNE VOIE POUR REDUIRE L’ABSENTEISME ?

Seuls 46% des DRH indiquent que leur entreprise a mis en place des actions de prévention pour faire face aux arrêts de travail. Ces actions de prévention sont essentiellement d’ordre règlementaire (DUER) et concernent l’évaluation de la pénibilité au travail.

Dans ce cadre, seuls 16% des entreprises ont mis en place un accord de télétravail. Pourtant, le télétravail (notamment occasionnel) semble avoir un impact fort sur le taux d’absentéisme. Le taux d’absentéisme des salariés qui ont des possibilités de télétravail occasionnel est de 0,8% contre 3,5% pour les salariés qui n’ont pas de possibilités de télétravail.

 

Christian Mainguy : « L’absentéisme reste un enjeu important pour les entreprises. Cette nouvelle édition de notre baromètre permet de mieux comprendre les causes des arrêts de travail et d’identifier les leviers disponibles, pour agir et mettre en place des plans d’action santé et qualité de vie au travail.

 

Réhalto est un cabinet expert des risques humains et sociaux, filiale du Groupe SCOR.

Sur la base de sa forte expérience dans la gestion des arrêts de travail, Réhalto a développé des solutions en santé et qualité de vie au travail.

Réhalto est présente en France et en Belgique.

 

Si vous souhaitez une présentation détaillée de l’étude contactez-nous : info@rehalto.com